Retour à la question du sujet (1) ; comment elle surgit, aujourd’hui (2)

Jean-Luc Marion poursuit sa recherche en phénoménologie par l’exploration simultanée du thème de la donation et de l’adonné, et il semble que ces deux concepts soient à ce point liés que l’un renvoie automatiquement à l’autre et que l’approfondissement de l’un appelle irrésistiblement celui de l’autre. Dans son livre-résumé : De Surcroît, p. 22 (PUF 2001), il avait écrit : « L’intrication intime entre la réduction et la donation définit donc le principe de la phénoménologie. Ce qui apparaît se donne, c’est-à-dire qu’il apparaît sans retenue ni reste ; il ad-vient donc, arrive et s’impose comme tel, non comme l’apparence ou le représentant d’un en-soi ou dissimulé, mais comme lui-même, en personne et en chair ; ce qui apparaît se déverse pour ainsi dire totalement… au point de passer du rang d’image, de simple paraître ou d’apparence veuve à celui d’unique chose en jeu. Et si le phénomène ne se donnait pas comme tel, il resterait simplement l’autre de l’être. Mais, justement, comment parvient-il à se donner et non pas à rester simple image de lui-même sans lui ? Parce que la réduction élimine du cours de l’apparaître tout ce qui ne se donne pas sans réserve : les apparences ou les confusions, les imaginations ou les souvenirs de donné… Il faut donc que la réduction contrôle la donation, la reconduise à son noyau de donné. Ainsi, dans la stricte mesure où la réduction s’accomplit correctement, il devient ‘absurde’ (comme l’avait dit Husserl) d’envisager que la donation ne donne pas certainement le donné. Et il s’ensuit que le donné de la donation ne souffre aucun doute. » (1) C’est dans ces conditions que la question du sujet s’est imposée avec une actualité brûlante mais il ne faudra pas oublier non plus que ces remarques étaient toutes déjà valables pour l’exploration des travaux de Husserl, dans leur évolution même, ainsi que ceux de Heidegger, son disciple le plus connu, et en France, ceux de Michel Henry.(2) Mais notre problème, comme ce dernier nous l’a lui même montré avec tant d’insistance, c’est de se demander si nous privilégions un départ de la question dans une interrogation sur la réalité du monde (la donation) ou les qualités du sujet (l’adonné) – même en admettant que ce sont deux figures d’un unique questionnement philosophique. C’est dans ce choix tout personnel, un engagement spirituel à mon avis, que se joue toute l’affaire. C’est aussi toute la différence entre se sentir, s’éprouver ‘esprit’, tout premièrement, ou ‘être-au-monde’, Dasein comme disait l’autre, enfanté du monde et soi-même objet dans un monde dont l’absurdité naturelle ne manquera pas de s’imposer à l’évidence d’un désespoir.

Michel Henry savait bien cela et il ne se gênait pas pour faire reproche aux maîtres-fondateurs de la phénoménologie, Husserl et Heidegger, Merleau-Ponty également, d’avoir fait le mauvais choix d’un point de vue erroné. Il le dit clairement dans ses Entretiens publiés par Sulliver en 2008. (p. 116) Jean-Luc Marion le sait si bien, lui aussi, qu’il va s’efforcer, pour donner un nouvel élan à sa réflexion, de préciser le plus possible la position henryenne pour tenter de la dépasser par d’inédites propositions. « Que s’agirai-il en effet, selon Henry, de concevoir pour atteindre la spécificité de l’auto-affection et donc de la phénoménalité non extatique de la ‘vie’ ? Ceci précisément : dans l’épreuve que chaque vivant fait de sa vie et en elle de lui-même, il ne peut se soustraire à l’étreinte avec soi, où cette vie l’embrasse. Cette étreinte ne laisse aucun choix au vivant, parce que d’emblée il y vit déjà, qu’il le veuille ou non, et parce que ce phénomène ne se trouve donc précédé par aucune subjectivité, qui l’atteindrait en l’attendant après coup et qui pourrait le viser intentionnellement, dans l’attente d’un remplissement intuitif ; car un tel remplissement (si ce terme convient encore dans le cas de la ‘vie’) aurait lieu d’emblée, puisqu’il précède la moindre intentionnalité et même s’en dispense. Mais alors, pour décrire ce cas de la phénoménalité, comment ne pas retrouver précisément plusieurs caractères de la structure d’appel et de réponse ? Henry ne le suggère-t-il pas lui-même, en soulignant que « L’appel (…), c’est l’étreinte en laquelle il se donne à nous en même temps qu’il se donne l’être ? » La facticité sans retard ni délai de la ‘vie’, toujours déjà là et toujours plus intime à moi que moi-même, porte en effet le caractère de l’appel : un tel remplissement, qui intervient sans écart, ni retard, ni délai, auquel je ne puis donc échapper (puisque l’ignorer ne suffit pas à l’abolir) et que je ne puis que supporter (comme soit une jouissance, soit une souffrance, soit l’une et l’autre), sans jamais y constituer un objet, porte tous les caractères de la réponse. Quant à l’étreinte non extatique de la ‘vie’ avec elle-même, qui s’accomplit dans l’auto-affection du vivant, elle porte enfin le caractère de l’identité de l’appel et de la réponse, dans laquelle seul l’appel se phénoménalise. En sorte que le vivant, donné à lui-même dans le don que la ‘vie’ lui fait d’elle-même et de lui-même, porte exactement le caractère de l’adonné, qui se reçoit lui-même en même temps qu’il reçoit le donné. » (p. 41) Je l’ai dit dans maintes pages : j’ai moi-même été assez convaincu par cette thèse philosophique qui rejoignait, à mon avis encore une fois, l’initiale d’un spiritualisme digne de ce nom, qui, toujours, repose sur cette intuition principale d’une prééminence de l’Esprit pur dans la constitution d’une identité et la genèse de toute connaissance. Mais la raison moderne de l’entend pas ainsi : on sait trop combien elle s’encombre des images de l’empirie pressante du monde et du poids de la vie sociale, des problèmes de l’intersubjectivité et de la communauté politique.

Jean-Luc Marion ne s’en tient donc pas là puisqu’il n’y aurait plus rien à ajouter. Au contraire, subrepticement, en reprenant une à une les thèses de la phénoménologie classique et les interprétations qu’elle a inspirées, il va glisser vers un discours  capable de réanimer la thèse fondamentale de l’intentionnalité qui donne tout son poids au monde constitué. Prenons d’abord la réduction qui précède la découverte de la donation : « Il ne faut pas dire que l’épochè de l’effectivité immédiate du monde selon l’attitude naturelle aboutit à mettre l’effectivité entre parenthèses ; le contraire est vrai : l’épochè admet parfaitement que ‘rien ne prouve que le monde n’est pas, tout, au contraire, prouve qu’il est ; nous en faisons l’expérience effectivement, l’expérimenter est effectivement un flux de confirmation concordante, comme il en a toujours été.’ (Husserl in Philosophie première) L’effectivité de l’expérience et de ce qu’elle expérimente ne se trouve pas affectée par la réduction qu’opère l’épochè, parce que celle-ci ne la contredit pas, ni ne la réfute ; elle se borne à la transposer de l’attitude naturelle au statut de phénomène, et parvient à laisser apparaître, sans contradiction, l’effectivité elle-même traduite, transcrite et ‘indexée’ en un phénomène. ‘Ce résultat remarquable doit être pour nous d’importance : la proposition que le monde est un pur néant, une pure illusion transcendantale, est compatible avec notre certitude perceptive empirique indubitable de l’existence du monde.’ (Husserl) Et même répète-t-il, ‘exempte de contradiction’. Il n’y a pas de contradiction, parce que, dans les deux cas, , le monde de l’attitude naturelle et le monde réduit, l’effectivité demeure et subsiste, simplement affectée d’un je de la réduction transcendantale, n’a plus de statut absolu, mais seulement relatif. Elle n’en demeure pas moins, voire beaucoup plus sûrement, le mode d’être du monde et de sa phénoménalisation. La phénoménalité, encore effective, du monde même réduit dépend donc de la phénoménalité qui l’instaure – celle de l’autre ‘région’, celle du je. » (p. 117) C’est habile – mais c’est exactement la démarche qu’avait accomplie Husserl lui-même – puisqu’il apparaît bien que ‘monde’ et ‘je’ sont inséparables quoique dans la mise en évidence d’une phénoménalité irrécusable dans la réception même d’un ‘je’. La rationalité reprend la main. Le péril du solipsisme est écarté. Chapitre après chapitre, la thèse nouvellement défendue par Marion se développe dans cette perspective qui écarte tour à tour les auteurs les plus attestés d’une phénoménologie en devenir (Patocka, Levinas, Sartre pour les nommer ici sans m’attarder…)

La virtuosité de Jean-Luc Marion a de quoi épater. Il danse sur le fil très mince qui se tend au-dessus des deux abîmes : d’une part ce qu’on appelle grossièrement un subjectivisme, d’autre part un objectivisme, soit l’accent mis sur le sujet ou sur l’objet. Mais cette virtuosité consistera une nouvelle fois à les associer et à les rendre si étroitement dépendants l’un de l’autre qu’on ne pourra plus affirmer la suprématie de l’un sur l’autre. Plutôt celle d’un monde, vivant, en formation, en évolution, où les modulations de la conscience épousent nécessairement, conditionnellement, les contours et les arêtes d’une ‘objectité’. « Invoquer l’objectivité et la connaissance des objets pour revendiquer un savoir absolu trahit seulement la méconnaissance complète de l’essence de l’objet – ou plutôt de ce que l’objet ne se donne pas à connaître selon son essence, mais selon les conditions que l’ego impose à son expérience. (…) Le fait même que ces vérités (mathématiques) correspondent exactement à notre esprit atteste qu’elles partagent la même finitude : ce que permettent de connaître les sciences de la méthode avec une certitude égale à celles des mathématiques… précisément parce qu’elles se trouvent assujetties, en tant qu’objets, aux conditions de leur connaissance par un esprit fini. Car la vérité se mesure à l’aune de ce qui en reçoit le dévoilement, et, dans le cas des ‘vérités éternelles’ (Descartes), ce dévoilement fini d’objets dépend d’une subjectivité réduite à l’objectité. » (p. 151) La finitude commande : sujet et monde lui obéissant, ou plutôt ils se déterminent mutuellement aux contours mêmes de cette condition naturelle de manifestation. « Il convient dès lors décisif de considérer le statut de la finitude… À partir de son acception grecque… Descartes a pu établir l’ego du cogito comme un sol ferme et inébranlable et instaurer une première situation transcendantale. Kant a ensuite pu radicaliser la finitude du je transcendantal en une finitude de la raison, définitivement marquée par la finitude de l’intuition sensible ; il assurait le caractère transcendantal de toute philosophie, passant de la méthode à la critique, pour penser le phénomène comme simple objet. Heidegger pouvait alors non seulement décrire l’analytique finie du Dasein, mais aussi, puisqu’il affermait au Dasein la mise à découvert de l’être des étants, parvenir à dégager la finitude de l’être lui-même… Par définition la finitude ne peut se finir. En tant que l’agent des limites de la philosophie, elle ne peut que se prolonger d’une indéfinition essentielle. » (p. 152) Le piège ne se ferme pas si l’on avoue que ‘la finitude ne peut se finir’ et que c’est elle qui recèle toute la richesse et l’imprévisibilité d’un monde qui ne nous appartient pas et auquel nous sommes soumis, et jusque dans la représentation que nous en avons, fût-elle finie. Habileté de philosophe ?  C’est que la question ne s’épuise pas pour autant et que la ‘donation’ – décidément, le concept-clef ! – n’a pas fini de nous étonner de ses secrets.

Un retour à la question du ‘je’ ainsi ‘adonné’ au monde qui lui est ‘donné’ permet en effet de réintroduire le concept de ‘chair’ tant prisé par les phénoménologues. « Cette résistance du je à son objectivation par la psychologie rationnelle se laisse très évidemment repérer en deux phénomènes à valeur de symptôme – ce que, par un paradoxe qu’il faut souligner, l’on a dû nommer l‘inconscient… mais comme le ‘freudisme’ lacanien l’a montré contre le ‘freudisme’ de Freud, le désir n’a pas d’objet (…) ; le désir, au sens strict (c’est-à-dire augustinien, voire platonicien), surpasse l’objet qu’il s’imagine désirer et désire toujours plus que ce qu’il dit, croit ou espère… Le désir implique l’inadéquation de tout objet que l’on pourrait définir par concept et se caractérise donc littéralement par l’inconscience de ce qu’il désire sans jamais pouvoir l’objectiver ni le conceptualiser. Or, ce que le désir de l’inconscient atteste négativement, la chair l’accomplit positivement. Depuis Aristote, grâce aux acquis de Husserl, puis (et surtout) de Henry, la philosophie reconnaît que ma chair me fait non seulement sentir ce qui n’est pas moi (les choses du monde environnant), mais aussi sentir que je sens (la main sent ce qu’elle sent et se sent sentir) ; sentir me fait donc sentir, en dernière instance, mon sentir lui-même, qui devient ainsi originaire ; par lui, j’accède à mon soi, sans objet, sans concept, par une pure et radicale auto-affection. En un mot, ma chair m’atteste à moi-même comme un soi, irréductible à tout objet, y compris le mien propre. La résistance de la chair à l’objectité ouvre seule l’accès au je en soi. » (p. 170) Nouveau déplacement donc : de ‘je’ au ‘monde’ ; du ‘monde’ à la ‘chair’ et par conséquent reprise possible de toute la question, c’est bien le titre du livre, et un propos ici admirablement construit. Pour que s’annonce et s’énonce la ‘surprise’ finale de ce livre, il faudra encore creuser le mystère de l’apparition des choses et clarifier à nouveaux frais notre relation intime à l’avènement de cette rencontre si longtemps indéchiffrable. L’apparition de la ‘chose’, tout à coup, se revêt d’un éclat formidable – j’avoue en avoir été étonné – mais ce nouveau déplacement se révèle comme un nouveau déport vers la perspective cette fois théologique que dénonçait il y a peu Dominique Janicaud qui visait essentiellement Michel Henry. (3)

Ainsi, « une chose, par définition toujours en soi, aucun noème n’en fera jamais le tour ; et aucun noème vu par aucun entendement, même archétypique n’en verra plus que des esquisses. L’advenue d’un événement impose d’ailleurs son anonymat, son arrivage pour ainsi dire impersonnel : ‘Cela arrive, c’est parti, le voilà, ça y est‘ – l’advenue fait surgir l’événement avant, voire sans que je puisse l’identifier, sinon par un neutre anonyme, dans une phrase impersonnelle. Cette inconnaissance ne doit pas s’entendre uniquement comme un défaut subjectif de la connaissance, mais d’abord et surtout comme un caractère positif de l’événement – l’accès de son soi irréductible à sa phénoménalité, où il se déploie sans se soumettre aux conditions de notre expérience. Il s’avance manifestement, mais sans se soumettre à nos objections. » (p. 182) On peut bien rester stupéfait de cette indépendance irréductible de la ‘chose même’ – j’ose le dire bien qu’il s’agisse d’un débat en phénoménologie même ! – et rapidement s’apercevoir que l’admiration provoquée se veut d’une toute autre nature, en provenance d’une toute autre origine. « L’adonné s’expose à l’événement, l’affronte et le reçoit à la mesure de sa résistance dans la posture de la surprise.. On peut encore parler d’admiration, mais à condition de l’entendre comme Saint Thomas d’Aquin… comme ‘une espèce de crainte, qui s’ensuit de l’appréhension d’une chose qui excède notre faculté’. Quoi donc excède ainsi notre faculté ? Certes, ce à quoi pensait le théologien, Dieu et ce qu’il révèle de lui-même ; mais aussi, philosophiquement d’abord, ce que Kant lui-même reconnaissait dans la sensation, ou plus exactement dès la ‘matière de perception’ : ‘proprement ce qui ne peut absolument pas s’anticiper’. (…) Il s’agit de la contre-expérience de l’excès de la perception, de l’arrivage de ce qui se donne sans égard pour notre a priori, les conditions de notre expérience, bref d’une détermination – toujours d’une détermination positive. Plus exactement, d’une posture où s’expérimente l’excès de la positivité du donné. (…) La surprise implique d’abord, comme sur-prise, la méprise de l’emprise de l’objectité (renoncer à rendre a priori objective toute expérience du donné ; et ensuite, comme-prise, de se trouver éprise de l’advenue de ce qui se donne). (…) La surprise rend aussi patent le datif dans l’ego : par sa posture, l’irruption du donné conduit l’ego à son statut final d’adonné et le fait passer de la fonction de constituant à celle de témoin – ce sujet supposé ne pas savoir, ou plus exactement non supposé savoir ce qu’il a reçu, voire sujet apposé au donné… » (p. 189) Je me suis senti perplexe, très intéressé aussi, par cette nouvelle notion d’apposition, tout à fait inédite, et très proche, m’a-t-il semblé de la notion de conjonction que j’ai tenté de pousser moi-même à plusieurs reprises. Je m’étais inspiré de Maître Eckhart ; Jean-Luc Marion cite Thomas d’Aquin. La scholastique autorise-t-elle de pareils échappatoires, ou sommes nous si près d’une vérité elle aussi très ancienne opposant les deux concepts d’essence et d’existence. Mais alors ce serait toute la phénoménologie qui serait à ranger au rayon des artifices inutiles d’une philosophie perpétuée en vaines arguties. On peut… Mais la dernière formule de Marion mérité d’être saluée. « L’étonnement permit le commencement de la philosophie. La surprise seule peut attendre le nouveau commencement. » (p. 189) Je me dis pourtant : peut-on détacher aussi abstraitement étonnement et surprise, et ne peut-on pas reconnaître qu’ils sont également les deux sources de cette recherche à tout jamais inachevée ? (4)

(1) Jeudemeure du 18 janvier 2012 – je rappelle également les titres de son fameux tryptique, tous parus aux PUF ; Réduction et donationrecherches sur Husserl, Heidegger et la phénoménologie (1989), où Jean-Luc Marion expose ce qu’il a appelé un ‘phénomène saturé’, débordant les limites de la sensibilité ; puis Etant donné (1997) et De surcroît (2001)

(2) Je viens de relire en ebooks (Kindle) deux livres très utiles sur la question et que je citerai plus tard en abordant la question du point de vue historique : La Vie du sujet : Recherches sur l’interprétation de Husserl dans la phénoménologie, de Rudolf Bernet ; et Personne et sujet selon Husserl, d’Emmanuel Housset.

(3) Lecture indispensable aussi, de Dominique Janicaud : Le tournant théologique de la phénoménologie française, éd. de l’éclat (1992)

(4) Je recommande une fois de plus la recherche concernant les auteurs maintes fois cités dans mon blog => Aller sur Google et taper ‘Jeudemeure’ et la question évoquée + les noms d’auteur… La réponse vient en quelques secondes.

Un commentaire sur “Retour à la question du sujet (1) ; comment elle surgit, aujourd’hui (2)

  1. Ni l’imprévisibilité de la vie ni la force de son étreinte ne nous appartiennent. En tant qu’adonnés, notre seul privilège, c’est de réaliser que c’est nous-mêmes qui sommes surpris, touchés, atteints dans notre chair, en demeure de répondre à de telles interpellations. Nous éprendre de ce qui nous arrive tel quel sur le plateau de l’instant ? Nous dérober à l’appel à témoin ? Le ‘je’ semble bien – nous l’éprouvons dans nos tripes – ‘apposé’ au donné… Le terme ‘apposition’ évoque-t-il un phénomène ligateur autant que la ‘conjonction’ qui laisse passer le courant de la vie à la façon d’un caténaire ?

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