La question du réel, encore…

Dans tous les articles de ce blog, la question du réel s’est trouvée constamment posée, interrogée de multiples fois. Et je l’ai fait autant par l’intermédiaire d’enquêtes de la philosophie contemporaine, y compris la philosophie des sciences, que par le recours à une gnoséologie traditionnelle, celle qui a fondé les grandes religions et les philosophies, orientales comme occidentales. Ce plan de travail, qui me paraissait si nécessaire aujourd’hui, n’est pas du goût de tout le monde, bien loin de là ! Et je compte mes lecteurs les plus constants sur les doigts d’une main – du moins ceux qui se sont fait connaître ! Bien sûr, en dépit de toutes ces explorations et des réponses proposées, multiples, on le sait, infiniment variées voire totalement contradictoires, la question reste entièrement ouverte, ce qui n’est guère gratifiant non plus. S’il y a une certaine cohérence des philosophies orientales comme je l’ai constaté, mais tout de même opposition entre métaphysiques de l’impersonnel et métaphysiques du sujet, la connaissance en Occident se fractionne en problématiques progressivement devenues étrangères les unes aux autres. En philosophie, c’est l’opposition bien connue entre idéalisme et empirisme, complètement renouvelée en philosophie contemporaine opposant philosophie continentale et philosophie analytique ; en science, c’est les bouleversements introduits par de nouvelles recherches sur la conscience d’une part, et, d’autre part, la fantastique révolution entraînée par la physique quantique. C’est sur elle que je reviendrai grâce à un récent ouvrage de Michel Bitbol, mais j’examinerai d’abord les réflexions de Jocelyn Benoist, philosophe attaché à la définition (critique) d’un nouveau réalisme (essentiellement ici une critique du très médiatique Markus Gabriel), toujours aux antipodes de l’idéalisme classique. Il sera intéressant d’examiner les convergences de ces démarches, sans perdre de vue non plus mon hypothèse des ‘lectures’ empruntée à Stephen Jourdain.

Puisque j’ai déjà cité son nom, je crois devoir commencer par Markus Gabriel, philosophe éminemment médiatique, qui a le souci de s’exprimer dans une langue comprise par tous. Toute la France savante s’est mise à la lecture de Sinn und Existenz, mais il est plus aisé de lire les traductions de : Pourquoi le monde n’existe pas (Le livre de poche 2017) et Pourquoi je ne suis pas mon cerveau (JC Lattès 2017) facilement consultables en librairie ces temps-ci. Je citerai le premier de ces livres qui apporte une définition claire du ‘nouveau réalisme’. Je lui emprunte directement son résumé de la question : « Le nouveau réalisme admet que les pensées à propos des faits existent au même titre que les faits à propos desquels nous pensons… La métaphysique, tout comme le constructivisme d’ailleurs, échoue au contraire en simplifiant inutilement la réalité, au sens où tous deux comprennent la réalité, l’une de manière unilatérale en tant que monde privé de spectateurs, l’autre, tout aussi unilatéralement, comme monde des spectateurs. Mais le monde que je connais est toujours un monde avec des spectateurs, dans lequel des faits, qui ne s’intéressent pas à moi, existent selon les intérêts que je leur prête (et avec mes perceptions, mes sensations, etc.). Le monde n’est ni exclusivement le monde sans spectateurs ni exclusivement le monde des spectateurs. C’est cela le nouveau réalisme. » (p. 15) D’une part, on aura compris que la métaphysique évoquée ici désigne tous les positivismes et les scientismes nés de la conception d’un monde entièrement étranger au sujet qui le regarde, et que d’autre part, le constructivisme, dont le premier champion semble avoir été Kant, insiste sur l’interprétation du sujet, interprétation des signes du monde qui serait vide de réalité sans son spectateur. Ce qui rejoint, d’un côté, un matérialisme classique, et d’un autre côté, un spiritualisme de type platonicien. Mais Gabriel, en répudiant le concept de ‘monde’ à ses yeux purement hypothétique ou simplement conceptuel, privilégie le concept d’existence : « L’existence est toujours existence dans un champ de sens spécifique… » (p. 120) Voilà qui peut sembler assez proche de la thèse constructiviste, du moins kantienne, mais le problème ici s’enrichit et se déplace : « … c’est que les choses en soi apparaissent de différentes manières. Ces apparitions sont les choses en soi elles-mêmes. Tout dépend du champ de sens dans lequel quelque chose apparaît. La pluralité des apparitions n’est pas une illusion. La réalité n’est pas constituée de faits purs qui se dérobent à l’apparition, elle est faite des choses en soi ET de leurs apparitions, sans oublier que les apparitions elles aussi sont des choses en soi… Les choses en soi ne se manifestent jamais que dans des champs de sens, ce qui signifie qu’elles sont déjà prises dans des faits. Que nous ne voyions qu’une pomme verte ou que nous hallucinions une pomme verte, il s’agit de faits, par exemple le fait que nous hallucinons une pomme verte… » (p. 158) J’ai choisi ce passage où la thèse de l’auteur s’explicite on ne peut plus clairement, et dont les critiques, tout naturellement, jaillissent avec autant de force, on le devine, à chaque pas de l’énonciation. Car comment prétendre qu’il existe des ‘faits qui ne s’intéressent pas à moi’ et désigner également comme ‘fait’ le regard que je suis capable de poser sur n’importe quel existant, et même un regard halluciné ? Peut-on vraiment doter de réalité égale une construction purement mentale, et un objet manifesté dans l’aire spatio-temporelle ? Oui, peut-être, dans un champ de sens qui renvoie à ma subjectivité, mais n’est-ce pas brader un peu trop vite l’objectivité irrécusable des ‘existants’ ? J’en viens donc à la critique de Jocelyn Benoist.

Celui-ci admet, dans un premier temps, partager la thèse principale de Markus Gabriel qui « défend les couleurs – au sens propre et figuré du terme -. Car où le sens pourrait-il être si ce n’est dans le réel – ou en tout cas dans ce qui existe, pour parler la langue de Markus Gabriel ?  » (L’adresse du réel, Vrin 2017, p. 100) Jusque là, qui ne partagerait pas cet avis ? Du moins, à condition de se porter en faux contre l’opinion largement répandue en philosophie contemporaine que le réel n’a pas de sens ! Jocelyn Benoist admet d’abord que le sens, si sens il y a, ne peut être contenu que dans du réel, puis il porte sa critique d’un autre point de vue : « Je ne pense pas que la solution passe exactement par le fait d’attribuer intrinsèquement un sens au réel, d’ontologiser le sens. Le sens a certainement une portée ontologique : il constitue une prise sur la ‘chose même’. Il n’est cependant pas lui-même une dimension ontologique. Le réel, per se, catégorialement, n’a pas de sens. Il est, ce qui est complètement différent, ce qui est adéquatement capturé ou non par un sens donné. » (p. 101) Le Français tient donc à cette séparation qui ‘distingue’ sens et réel ; par là, il s’autorise à une critique approfondie de la notion de ‘champ de sens’ proposée par Gabriel. On verra évidemment que ce sont toujours les mêmes vieilles questions traditionnellement posées qui reviennent, et ici, celle du sujet, de son identité même et de son autorité. « Un champ de sens ? S’il s’agit d’autre chose que d’une mauvaise métaphore, alors il faut une physique du sens – quelque chose comme un ordre non intentionnel du sens. Cependant, je doute qu’une telle représentation (…) fondée sur la transgression de la barrière catégoriale entre le sens et la réalité, ait précisément un ‘sens’. Là où il y va d’un sens, nécessairement, intervient plutôt quelque chose comme une structure d’horizon. Et qui dit structure d’horizon dit quelque chose comme un sujet, ou en tout cas la place vide d’un agent de la norme pour se placer sous cet horizon. Ce qui suppose bien sûr, que cet horizon soit disponible et ne soit pas ‘construit par le sujet’, mais soit disponible comme l’est une norme (à appliquer) et non à l’image de la simple factualité physique d’un champ. » (p. 113) Retour donc, mais ô combien subtil, à une conception plus objective ; retour à un débat qui n’est pas si contemporain ou plutôt, à ce niveau de complexité, ‘si’ contemporain ! Mais lisons bien : « … l’objet, lui, est clairement du côté de la norme. Il n’en est rien d’autre qu’un aspect, central et structurant. Il est d’abord une fonction d’identité sur le réel qui permet de traiter ce qui est rencontré à des occasions différentes ou pensé de différentes façons comme ‘le même’ et, sous certaines conditions, de caractériser une certaine réalité comme ‘apparaître’ d’une certaine chose. Encore une fois, l’apparaître a un coût logique… L’apparaître n’entre sur la scène perceptuelle que là où les règles de la pièce ont été définies : là où un ordre normatif y est appliqué. » (p. 122) Un propos qui a le mérite de réintroduire la notion de contexte (à la place de ‘champ’) qui est un déguisement habile de cette objectivité constamment recherchée par la philosophie contemporaine, perdue lorsqu’on accorde la première place au sujet de l’expérience, retrouvée lorsque la réalité se déplace à nouveau dans le domaine de l’extériorité. Avec Jocelyn Benoist, c’est l’accord au plus juste qui a été recherché, le mariage d’une intentionnalité (subjective) et d’une contextualité (objective). Dans tous les cas, j’en reviendrai toujours à des notions plus traditionnelles ; ajuster le concept de ‘raison’, de ‘mesure’ de tout ce qui apparaît ou semble apparaître dans un ‘espace’, soit déterminé par l’agent (ou le sujet), soit conditionné par des dimensions qui lui sont imposées, consciemment ou pas. Intéressant de noter au passage que Markus Gabriel et Jocelyn Benoist, tous deux, se livrent à des examens entièrement renouvelés des questions traditionnelles de morale, voire de théologie, qui tiennent compte de cette perspective ou l’appréhension de toute réalité semble autant dépendre des valeurs du sujet – toutes relatives d’ailleurs – que de son expérience pratique des ‘existants’ environnants comme il les perçoit et en prend mesure dans des contextes bien évidemment toujours variables. Je laisse de côté tous les détails éminemment savants de la discussion et je crois avoir proposé mon résumé en me gardant de tout simplisme.

Que ce soit clair, je me suis appliqué à regagner ces positions, même polémiques, où je me suis toujours tenu : en fait, là où se joue la question de la réalité, mais question posée en regard d’un témoin, et pour apprécier de quelle manière, en pesant d’un côté ou de l’autre de la balance, les réponses à la même question pouvaient provoquer d’inextricables contradictions, jusque dans les domaines de l’éthique ou de la religion. Sans compter bien entendu avec cette question de l’art que j’ai souvent évoquée ici… Avec Michel Bitbol, médecin, physicien et philosophe, la question du réel s’appréhende soit par l’angle des neurosciences (et notamment du cerveau…) soit par l’angle de la science physique (dans ce cas la physique quantique). J’ai déjà signalé ses précédents livres et leurs enseignements fascinants. (19.02 et 19.03 2014) Je dois dire que désormais sa réponse me semble bien rejoindre celle que j’ai cru retrouver par comparaison de M. Gabriel et J. Benoist. Ici, l’auteur évoque la question d’une Pratique des possibles à travers une lecture pragmatiste et modale de la mécanique quantique. (Hermann 2015) Je m’attacherai uniquement ici au traitement du problème de la définition d’une ‘chose’, depuis le moment d’une physique classique jusqu’à cette révolution imposée par la physique quantique . « La chose ne se présente que sous l’un de ses aspects, alors que sa perception en tant que totalité (et non pas en tant que simple facette ou en tant que simple résultat expérimental isolé) suppose que l’aspect actuel soit associé à tous ceux que présenterait la chose si elle était soumise à une autre préparation expérimentale. Il est vrai que la synthèse perceptive elle-même est seulement présomptive, c’est-à-dire qu’elle ne fait qu’anticiper sans aucune autre garantie sur un avenir ouvert et indéfiniment prolongé d’investigations. Mais un concept de ‘chose’ achevé a pour vocation de passer outre l’absence de garantie et d’incorporer ‘une infinité de perspectives différentes contractées dans une coexistence rigoureuse’ (citation de Merleau-Ponty). » (p. 62) M. Bitbol parle alors de ‘présuppositions d’identité’ qui sont autant de recettes ou de ruses logiques conçues pour la représentation d’une choses tangible et invariable. Je ne peux guère les citer ; simplement dire ici que c’est ce concept-là de la chose qui a été ruiné par la physique contemporaine. Mais préciser aussi que d’un point de vue exclusivement pragmatique, et disons plus simplement ‘pratique’, la définition de la chose en lecture de physique classique reste tout autant valable. Mais le réel aura changé d’adresse, ces mots sont ici bien choisis, et le sens peut-être ré-introduit en métaphysique de la vie quotidienne. En fait même, il aura fallu s’éloigner des conceptions les plus fines, les plus savantes, pour finalement de nouveau acquiescer aux nécessités les plus ordinaires de la vie, bien loin donc des recherches poursuivies en laboratoire : distinguer entre un ‘savoir-que’ et un ‘savoir-faire’. Faut-il s’y résigner ? « Le clivage entre un objet et le reste de l’univers continue de toute évidence à répondre à des critères épistémiques, mais au moins le second des deux termes séparés ne se définit-il plus par référence directe à une constitution psychique, anthropologique ou neurologique. Le schème dualiste traditionnellement associé aux essais de solution du problème de la mesure est préservé, sans pour autant prendre l’une des formes particulières (sujet-objet ou homme-nature) que lui assigne la théorie classique de la connaissance. » (p. 391) Le retour à une métaphysique ou une ontologie réaliste qui découperait des régions objectives à l’écart du sujet qui les définit comme telles, est toutefois condamné, et cette fois définitivement. Le ‘possible’ se mesure à l’aune du ‘pragmatique’ et c’est tout ! « La réalité au sens fort peut désormais se caractériser, mais elle ne se caractérise pas autrement que comme un ‘substrat de potentialités absolues non-référées’ pour des ‘libertés disponibles’ d’action expérimentale. À partir de là, cependant, ‘elle’ n’est plus une grande chose susceptible d’être désignée par un nom ou par un pronom démonstratif ; elle est ce dans quoi la désignation de ‘choses’ peut émerger adaptativement. Au réalisme participatif se substitue un simple et nu participativisme. » (p. 459) Autrement, et contrairement à une interprétation fréquente, il ne s’agit pas d’un lâche relativisme mais bien d’une attitude favorisant tous types d’explication et d’action à condition d’en avoir défini toutes les normes et les conditions d’exercice, au prix d’un remodelage constant du Je entraîné au mouvement de la nature holistique du ‘monde’ auquel il appartient (et non plus ‘se confronte..’) « La mécanique quantique apparaît dans cette optique comme l’état le plus avancé et le plus maîtrisé à ce jour de l’entreprise multi-millénaire visant à codifier les rapports entre l’être et le devenir, entre l’invariant et le variable, ou entre le général et le particulier. » (p. 467)

La richesse de ce livre, c’est l’illustration étourdissante de nos propres capacités, de notre propre génie humain, notre richesse même enfin exposée, et non plus par des concepts métaphysiques aussi ambitieux soient-ils. Nous savons où nous posons les pieds : une gnoséologie autorisée par une science expérimentale, cela en des horizons pratiquement infinis. Je ne manquerai pas d’ajouter à mon tour que c’est le point de vue d’une pure gnose, à l’exact opposé de toute théologie révélée à jamais enfermée dans la limitation de ses concepts. Qu’on se rappelle par exemple, dans l’évangile gnostique de Thomas, les remarques si singulières relatives au ‘dedans’ et au ‘dehors’ qui sont cités comme des aspects complémentaires et inséparables du réel en totalité. Bien loin des découvertes de la physique moderne, l’adresse unique du réel se découvre en apparences étrangères les unes aux autres et sans lien reconnaissable au niveau ordinaire de l’empirie native. Il y faut une mutation du regard, une conversion spirituelle, une metanoïa : recomposer ‘une image à la place d’une image’, ‘des yeux à la place d’un œil’, qui renverse l’expérience grossière du ‘monde’ et des ‘choses’ pour la remplacer par l’épreuve du divers cette fois accomplie dans et par la vie d’un Seul Un et Multiple. Dans son livre Le caché et l’apparent (L’Herne 2003) Christian Jambet le rappelait pour définir la théognosie propre aux enseignements d’Ibn’Arabi : « La définition du réel est impossible. Il y faudrait la connaissance de l’infinité des formes de manifestation qui peuplent l’univers. Seule l’assomption en un savoir absolu de l’ensemble du Dieu révélé offrirait une représentation du réel caché, or un tel savoir n’appartient qu’à la science divine… L’identité n’est pas reniée par ce décalage entre le plan de l’Essence et celui des noms, mais, au contraire le porte en elle comme ce qui autorise le jeu de miroir essentiel à sa manifestation comme identité. Ainsi, dit Ibn’Arabi, toutes les choses sont les langues du réel. » (p. 59) À ce sujet, la dernière phrase de M. Bitbol concernant sa nouvelle réflexion sur la mécanique quantique m’a frappé : « Elle nous aide à réaliser la singularité irrémédiable de notre être-situé, en utilisant la limite extrême de l’objectivation accomplie par les sciences physiques comme un miroir auto-révélateur. » (p. 467) Fidèle à mon idée gnostique, je me suis approché, avec Stephen Jourdain, de cette conception d’un déchiffrement de la manifestation à l’aide d’images symboles qui ne rigidifient pas la création mais en proposent autant d’images vivantes que de regards amoureux, à la guise de chacun. (mon article du 30.01 2015) On sait aussi quelle place y tient le concept de ‘miroir’ où s’équilibrent Je et Cela en procès de création mutuelle, le ‘témoin’, ou plutôt ici l’agent, demeurant au cœur de la ‘création’. C’est ce qu’opère aussi la poésie en restant fidèle à sa mission de révélation et d’exhaussement sacral, comme tout art digne de ce nom, et même l’art abstrait qui tente de nous aider à rejoindre l’impression pure, informelle, qui n’est pas le sentiment fugace ou négligeable qu’on croirait, mais bien le don du réel éprouvé en première création, précédant toute composition mentale. J’y ai maintes fois insisté en y associant la phénoménologie de Michel Henry et les esthétiques romantiques nées des travaux de Schelling ou Schlegel. Qu’on se rappelle aussi le beau livre de Madame Dufour-Kowalska sur Caspar David Friedrich. J’aurai peut-être de nouvelles occasions de le développer mais encore aura-t-il fallu prouver que l’adresse du réel n’est pas univoque, que sa richesse s’offre en modes aussi variés, rassemblant tout compte fait, et pour qui sait com-prendre, le lyrisme de la connaissance transcendantale et la rigueur de la connaissance scientifique, sans comparaison ni réduction non plus de l’un(e) à l’autre : vérité plurielle !

PS : Pour se préparer à une lecture en profondeur du livre de Michel Bitbol, on peut se reporter à un article très fouillé de Véronica Cibotaru dans Actu-Philosophia : http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article722

De même pour Markus Gabriel : http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article593 ; un article de Nicolas Rousseau