Guide de lecture pour Un mouvement et un repos – la question de soi

Mon dernier livre, publié en janvier, a laissé dubitatifs maints lecteurs qui ne manquent (heureusement) pas de m’interroger. Parmi ces derniers, mes petits-fils, qui ont l’excuse d’être jeunes et d’avoir reçu de l’institution scolaire une initiation insuffisante aux humanités (?) – un vrai problème d’actualité et d’avenir ! C’est à leur intention que j’ai écrit ce petit Guide de lecture – une page word pas plus ! et que je le soumets aussi à tous les esprits curieux ou encore hésitants. La dernière ligne, par exemple, veut questionner ‘tout le monde’ ! Je signale par la même occasion que Un mouvement et un repos – la question de soi (Edilivre) est désormais disponible en ebook chez tous les distributeurs de livres en ligne, notamment Amazon (Kindle) et la FNAC (Kobo) qui ont des logiciels extrêmement fiables ; le chargement se fait en quelques secondes après règlement par carte : 4,99 euros

Un mouvement et un repos : c’est-à-dire ?

Et en sous-titre : la question de soi. Projet ambitieux et, en même temps, qui veut aller au plus simple puisque c’est de ‘moi’ qu’il s’agit, mais de ‘moi’ générique – et je ne dis pas d’un ‘moi’ pour rester au plus près d’une épreuve en première personne –, qui est ‘moi’ en tout un chacun en dépit de toute la diversité des individus, diversité telle qu’ils paraissent souvent étrangers les uns aux autres, imperméables à toute compréhension, toute entente.

L’enquête sur la conscience révèle un ‘mystère’ qui s’appellera un peu plus loin ‘secret’ parce que la conscience, même en approche scientifique (le dernier nom à retenir, important, est celui de Michel Bitbol), n’autorise aucune connaissance objective, aucune connaissance de causes qui entraînerait l’explication d’effets toujours reproductibles et donc prédictibles. Quelle que soit l’ampleur du mouvement, autrement dit du régime existentiel de ses manifestations, la conscience recèle un pouvoir d’invention et de liberté, on peut même insister en parlant de ‘création’, qui l’associe à un ‘plus’ d’être qui semblerait détenir une identité ‘secrète’, un plus qui l’ancre dans ce qu’il faut appeler ‘valeur’ et même ‘valeur infinie’. Le sceau d’un Absolu irréductible : j’ai dit, ‘le précédent absolu de tout ce qui existe’. Ce qu’il convient d’appeler repos, que d’autres diront Dieu, mais quel autre que moi-même sinon figure semblable à moi-même, ou Nature, mais dans le seul mouvement de son expansion propre et de ses invariables déterminismes.

En fait l’expérience proposée est simple : il s’agit de découvrir par soi-même que l’objet qui me fait face, là où semble camper si fermement toutes les déterminations de ma venue au monde, n’est objet que dans l’appréhension de mon esprit, soit image, soit jugement, sans oublier la sensation qui fixe une première impression d’objectivité, mais toujours : pour moi ! La seule objectivité, la plus incontestable en fait (il faut souligner) est bien la connaissance qui s’opère en conscience, le préfixe co- marquant la dualité qui constitue toute expérience mais qui exprime sûrement une seule unité d’origine et de finalité. Ce serait même comme un jeu ou une fable, sinon, bien sûr, que cet infini de valeur et de sens crée un monde apparemment illimité, et si riche, d’un tel potentiel d’actualisations en toutes ‘régions’ de l’être, qu’il semble nous élever nous-mêmes à la qualité de dieux, en tout cas ce dieu de la création ex nihilo qu’ont imaginé les théologies du passé. Ex nihilo parce que rien d’objectif ne détient cette puissance créatrice sinon un Absolu intotalisable (pas d’inventaire possible !), et son ‘Fils’, son régent qui détient, lui, le pouvoir de ‘lecture’ et d’interprétation des phénomènes qui l’impressionnent. ‘Fait’ de conscience à tel point qu’on dira même ‘imagination créatrice’ et plus spécifiquement pour l’homme ‘imagination dans une imagination’ (celle de Dieu ?)

Deux paragraphes sont essentiels : l’auto-affection (page 200), l’amphibolie (page 387), deux concepts qui disent tout ce qui mérite d’être dit et compris. Le Dit de l’impensable, à partir de la page 403, énumère quelques propos très frappants empruntés aux ‘gnoses’ de tous les temps, qui ont pointé en direction de cette vérité-là, finalement la seule qui mérite une heure de peine en cette vie qui paraîtra autrement si vaine, voire carrément absurde. Il n’y a pas d’explication proposée, ni par moi ni par personne ; il y a une découverte et un chemin pour y parvenir, et j’en ai proposé ici un nouveau tracé. La curiosité, la sincérité sont requises ; au départ l’attention, toujours le discernement ! S’apercevoir au plus profond de soi qu’il n’est rien d’absurde et que tout fait sens, c’est l’initiation au ‘royaume’, une grande force et une grande paix à la fois. Comment qualifier l’attitude de celui qui l’ignore à dessein, par paresse ou par lâcheté ?                                                                                                                RO

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