J’ai pu ‘copier’ ce fichier trouvé sur la Toile : en fait, un article des Etudes Philosophiques de janvier 2013, reproduit sur plusieurs sites (Cairn, Academia, JSTOR). C’est un article de Dermot Moran, professeur et philosophe irlandais contemporain, spécialiste de philosophie médiévale, qui propose une analyse savante mais de lecture très accessible à la fois, de cet ouvrage fantastique, le Periphyseon, en cinq Livres – qu’on peut traduire par De la division de la nature – écrit par Jean Scot Erigène, moine d’origine celte qui vécut à la Cour de Charles le Chauve au IXème siècle. Je consacre à cet auteur que Lucien Jerphagnon avait qualifié de ‘sentinelle perdue du platonisme’, une petite annexe de mon livre (p 46). Impossible de résumer en quelques mots cette impressionnante épopée métaphysique décrivant la Création en transformation du Seul et son retour au Seul par la connaissance, mêlant thèmes ‘grecs’ et ‘chrétiens’ avec une maestria étourdissante. Vertigineux ! Mais je crois que la ‘bourde’ du réalisme, consistant à mésinterpréter la parution théophanique en termes exclusifs de données sensibles, s’y trouve clairement exposée. (cf p 14 de l’article) Berkeley ne fera pas mieux. Comprendre ‘cela’ néanmoins, vraie finalité de la voie intellectuelle, peut être la tâche de toute une vie !
Jean Scot Erigène, complément
Publié par cetutola804
Enseignant en philosophie (France) et lettres (Suisse), penseur libre… Un portait bien flou, ou au contraire trop précis ? Je voudrais ici proclamer cet axiome évident pour moi : on ne peut accepter (finalement, nécessairement) de croyance, ce pari, avec ce que cela implique d’engagement intellectuel et éthique, qu’avec une préalable éducation philosophique, approfondie ! Voir tous les articles par cetutola804
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