Après la publication de mon dernier livre Dedans comme Dehors – la question du Tout, j’ai commencé à poster sur ce blog des extraits de cet ouvrage qui a d’abord l’ambition de parcourir à grands pas une histoire de la philosophie résumée par le conflit indéfiniment réitéré qui oppose idéalisme et réalisme. C’est ainsi que je me suis essayé à un bref rappel de la querelle des idées qui divise à grands traits les thèses reconnues du platonisme et de l’aristotélisme. Ce qui conduit, sur une durée longue de près d’un millénaire, aux choix métaphysiques d’un platonisme tardif hésitant entre fidélité à ses racines, magisme et christianisme (Plotin, Proclus, Boèce etc.) : une longue histoire qui peut se lire de nos jours avec des interprétations très éloignées les unes des autres. Je n’en donnerai qu’un seul exemple, par quelques extraits d’entretiens accordés récemment par Bernard Suzanne qui conteste même le propos d’une querelle des idées, au fond toutes les interprétations médiévales ou modernes de la célèbre querelle. Il y aurait une histoire de la philosophie et plus encore une histoire de cette histoire, de ses exégèses successives qui, elles, ont déterminé notre histoire véritable, au quotidien !
C’est un problème analogue que soulignera Gwenaëlle Aubry dans des ouvrages récents qui signalent les erreurs d’interprétation de quelques maîtres-concepts passés de la Métaphysique d’Aristote aux Ennéades de Plotin puis au Moyen-Âge, par exemple celui de la ‘puissance’ ou encore celui du ‘Bien’ diversement adaptés par la théologie chrétienne à la définition de son ‘Dieu’ unique ! Nous verrons ! J’y viendrai dans quelques jours.
D’abord cet extrait de mon livre : Première partie, chapitre 1, §1 « … c’est la querelle des idées, autour d’une recherche du réel, qui a été retenue par l’histoire, qui a même fécondé cette histoire. C’est devenu une tradition ; on en trouve l’illustration dans la célèbre fresque de Raphaël, L’École d’Athènes, où l’on voit Platon lever son index vers le ciel, et Aristote abaisser sa main vers la terre. Elle consistait à faire croire qu’Aristote fait redescendre sur la Terre une spéculation que Platon aurait préalablement convertie à la contemplation du divin. On peut même dire que c’est à partir de cette division que tout effort de pensée sera commandé par la suite. La situation d’Aristote à l’égard du platonisme est pourtant plus complexe. Le Stagirite est resté dans une tradition qu’il interprète lui-même dans un sens dualiste : celle de Parménide et de Platon, pour qui existe une coupure fondamentale entre un domaine de réalités stables, immuables, par là même objectivables dans le discours et dans la science, et un domaine de réalités mouvantes, ‘indéterminées’, qui, réfractaires à leur fixation dans le langage rigoureux et cohérent de la science, ne sont accessibles qu’à l’opinion. Aristote ne renonce pas à cette coupure ; simplement, il la déplace ; au lieu de séparer deux mondes comme chez Platon, un monde intelligible et un monde sensible, elle devient désormais intérieure au seul monde qu’Aristote tienne pour réel, séparant alors deux régions de ce monde, la région céleste caractérisée par la régularité immuable des mouvements qui s’y produisent, et la région – ou, au sens étroit, le ‘monde’ – sublunaire (c’est-à-dire située au-dessous de la sphère de la Lune), domaine des choses qui ‘naissent et périssent’ et sont soumises à la contingence et au hasard.
Si l’intelligible n’est plus transcendant au monde, ce qui ne veut pas dire non plus qu’il lui est immanent, il en est néanmoins une partie. La dualité si fortement affirmée des deux mondes, ou plus exactement des deux régions du monde, rétablit un substitut de la transcendance platonicienne ; mais cette transcendance est désormais intramondaine. La conséquence qu’en tire Aristote est qu’on peut faire désormais l’économie de l’hypothèse des Idées. Les Idées platoniciennes avaient été posées comme conditions de possibilité de la science. Immuables, elles fournissent à la science l’objet stable que le sensible, toujours en mouvement, ne parviendrait pas à lui offrir. Et, pourtant, c’est le sensible qui, à travers les Idées, doit demeurer visé par la connaissance, faute de quoi la science des Idées, comme le pressent Platon dans la première partie du Parménide, ne serait que l’Idée de la science, et non la seule science qui nous importe, c’est-à-dire la science des choses terrestres. Dans l’allégorie de la Caverne (La République, VII), on voit un homme cesser de regarder un théâtre d’ombres, être libéré de ses liens l’enchainant au fond d’une caverne, s’élever vers la lumière, voir le Bien, puis retourner vers le monde d’en bas pour le faire bénéficier de la sagesse acquise, la connaissance du monde intelligible. Il faut bien préciser tout cela : la pensée de Platon est une dialectique entre un principe d’unité, le Un, et un principe de division et de multiplicité, la Dyade. Celle – ci est composée de couple d’opposés (Philèbe). C’est un principe de dispersion et d’illimitation. L’être, chez Platon, de même qu’il est être et non-être, est Un et non-Un. Il est Un et multiplicité. Il est unité et division, rassemblement et dispersion. Quel est le principe de toute Idée ? Il est de s’ordonner au Bien. Le Bien est comme le soleil des Idées. Il est l’Idée des Idées inaltérables. Mais le sensible participe toujours de l’Idée. Le phénomène participe toujours de l’essence. Voilà en quoi Platon n’est pas dualiste de façon aussi sommaire que beaucoup ont voulu croire. C’est ce qu’il nous faudra retenir, contre toutes les polémiques. On verra aussi que, pour les mêmes raisons, le ‘retour aux choses mêmes’ deviendra un des thèmes majeurs de la philosophie contemporaine. (p 19/21)
Bernard Suzanne : d’après des Entretiens avec Thibaut Gress parus sur Actu-Philosophia en février 2022
« La raison pour laquelle Platon n’est pas un ami des eidè (…) est qu’il les place en opposition avec les fils de la terre (les « matérialistes »), dans un « combat de géants » (gigantomachia) à propos de ce qui est ou pas ousia (‘étance’), donc dans une logique d’exclusion. Or justement Platon n’était pas dans cette logique d’exclusion, quoi que puissent en penser les tenants d’un « théorie des idées » qu’aurait avancée Platon, mais dans une logique d’inclusion. Pour Platon bien compris, tout ce dont on parle « est » par le simple fait qu’on en parle et qu’on peut donc dire à son propos « c’est… ». La question n’est alors pas de savoir si « c’est » ou « ça n’est pas », mais ce que c’est, quelle est son « étance », son ousia. Ce peut n’être qu’un mot, sans contrepartie hors de lui, mais dans ce cas, « c’est » au moins un mot ! C’est en ce sens que Platon, qui fait parler l’Étranger, est au-dessus de la mêlée et pas plus fils de la terre qu’amis des eidè, si cela veut dire refuser à une partie des « étants » (onta), les « étants » matériels ou les « étants » purement intelligibles, le statut d’« étants » (onta) en leur refusant toute « étance » (ousia), alors même que, pour ce faire, on en parle, ne serait-ce que pour nier qu’ils « sont », ce qui en fait au moins des mots.
Concernant eidos, sa traduction (ou non traduction) dépend du contexte et surtout que le plus important n’est pas de traduire, mais de comprendre ! D’autre part, les mots que je n’utilise pas pour traduire eidos peuvent être aussi significatifs que celui que je finis par utiliser quand je traduis. Ne pas traduire eidos par « forme » ou par « idée » là où tout le monde attendrait l’une ou l’autre traduction dit quelque chose autant, sinon plus, que le mot que je pourrais choisir pour le traduire, au moins pour ceux qui sont déjà un peu familiers avec Platon et ses commentateurs.
… Il faut prendre ici « apparence » dans le sens « Manière dont quelque chose apparaît, se manifeste », soit aux sens, soit à l’esprit, et non pas dans le sens « Aspect seulement superficiel, souvent trompeur d’une chose, par opposition à sa réalité ». Ce que ce choix de traduction, éclairé entre autres par l’allégorie de la caverne bien comprise et le mythe de l’âme du Phèdre, m’a finalement permis de comprendre, c’est que ce sur quoi veut insister Platon à travers ce choix de mot, c’est sur le fait que, dans le sensible comme dans l’intelligible, c’est-à-dire par le biais des sens, et de la vue en premier, aussi bien que par le biais direct de l’esprit/intelligence (noûs), ce que nous appréhendons par ces « organes », noûs compris, est conditionné par le pouvoir, les spécificités et les limites de chacun d’eux. Nous n’avons pas de mal à admettre que l’ouïe ne nous donne accès qu’à des sons, l’odorat qu’à des odeurs, le goût qu’à des saveurs, le toucher qu’à des sensations purement tactiles, nous avons déjà un peu plus de mal à admettre que la vue ne nous donne accès qu’à des couleurs dans un « espace » bidimensionnel et pas même à des « formes », qui résultent de l’analyse qu’en fait l’esprit, et donc à admettre que chacun de ces sens ne nous donne qu’une appréhension partielle de ce qui les active, mais le plus souvent, nous ne nous posons même pas la question de savoir si notre esprit nous donne, ou peut nous donner, une appréhension complète et exhaustive de ce qu’il considère. Pour Platon, notre noûs (« esprit/intelligence ») est un moyen supplémentaire d’appréhender ce qui agit sur nous, les pragmata (« choses/faits »), qu’ils agissent aussi sur nos sens ou seulement sur lui sans la médiation des sens. Et il n’y a pas plus de raisons de penser que cette appréhension nous donne une « vue » exhaustive et parfaitement adéquate de ce qui l’active, qu’il n’y en a de penser que c’est le cas pour la vue sensible, où nous savons justement, si nous prenons le temps d’y réfléchir, que ça ne l’est pas. Et d’ailleurs, nous n’avons aucun moyen de savoir si c’est le cas puisque nous ne disposons pas d’autres « organes » d’appréhension que les cinq sens et l’intelligence (noûs) : si, en tant qu’êtres humains, nous n’avions pas le sens de l’odorat, rien ne nous permettrait de savoir que certains pragmata émettent quelque chose qui pourrait activer des récepteurs spécialisés d’une manière qui pourrait être analysée par notre esprit comme des odeurs. Dit dans le langage du mythe de l’âme du Phèdre, les âmes humaines ne peuvent passer de l’autre côté du ciel, dans le lieu supra-céleste (ton huperouranion topon, Phèdre, 247c3), auquel seuls les dieux ont accès, et où l’on peut accéder aux « ça-même » (ta auta).
(…) L’eidos qu’une personne donnée associe à un nom donné dépend de son âge et de son expérience, et s’enrichit au fil de sa vie, commençant avec des critères exclusivement sensibles : dans l’allégorie de la caverne, ce sont les prisonniers encore enchaînés qui donnent des noms aux ombres qu’ils voient puisque c’est la seule chose à laquelle ils ont accès, mais pour les prisonniers libérés, même si les noms ne changent pas, le contenu des eidè qui y sont associés s’enrichit jusqu’à ne plus inclure que des critère d’intelligibilité, ou en tout cas à ne plus se limiter à des critères exclusivement sensibles. Et c’est là que, dans certains contextes au moins, se fait selon moi la différence entre eidos et idea : l’idea est une « catégorie » d’eidos limitée à des critères d’intelligibilité et sans référence à des critères sensibles. Si Platon a choisi, dans la discussion sur les différentes sortes (eidè, République X, 597b14) de lits/couches, de prendre des exemples parmi des objets fabriqués par les hommes, c’est précisément pour rendre plus facile à comprendre cette distinction puisque, pour de tels objets, nous savons quelle est leur finalité. Et, dans cette perspective, il est déterminant, pour comprendre ses propos, de bien voir où il emploie le mot eidos et où il emploie le mot idea, ce qui est pratiquement impossible dans la plupart des traductions disponibles. Sans entrer dans une analyse exhaustive de ce texte, notons seulement qu’il dit que c’est en fixant les yeux sur l’idea, et non pas sur l’eidos, de lit que le fabriquant de lit travaille. Ce qu’il veut dire par là, c’est que ce n’est pas en se limitant à revoir dans sa mémoire tous les lits qu’il a eu l’occasion de voir dans sa vie, c’est-à-dire en se limitant à un eidos purement visible/sensible, qu’il travaille, mais en cherchant à comprendre ce à quoi sert un lit, sans s’occuper, dans un premier temps au moins, de l’aspect visible que peut prendre un tel meuble. C’est pourquoi il peut innover et faire un lit qui ne ressemblera à aucun des lits qu’il a vus dans sa vie, et qui sera pourtant un lit, peut-être même meilleur que tous ceux qui ont été fabriqués jusqu’alors.
… Ceci étant dit, concernant les « idées », c’est-à-dire l’emploi des mots eidos et idea par Platon, il ne fait aucun doute qu’il les emploie et qu’on peut donc chercher à comprendre comment il les utilise et ce qu’il dit à leur propos et avec eux. Et que des textes comme l’analogie de la ligne, l’allégorie de la caverne et la discussion sur les différentes sortes de lits, à condition de bien les comprendre, ce qui n’est justement pas le cas pour la plupart des commentateurs, soient des lieux privilégiés pour ce faire, c’est évident. Encore faut-il prendre la peine de lire ce qu’écrit Platon et de ne pas arriver avec des idées préconçues ! (…) Pour Platon tel que je le comprends, la vérité (alètheia, dérivé de alèthès dont le sens étymologique est « non caché ») est une propriété du logos, celle de refléter ou, si vous préférez, en s’appuyant sur le sens étymologique d’alèthès, de « dévoiler » dans les relations qu’il établit entre les mots qu’il emploie les relations entre les pragmata (« faits/choses ») auxquels prétendent renvoyer ces mots. Il y a deux mots qui se font écho au fil des dialogues et sont particulièrement importants pour comprendre cela, ce sont les mots pragma et pathèma. Le premier, généralement traduit par « chose », est un substantif dérivé du verbe prattein, qui signifie « faire, accomplir » et évoque donc l’idée d’action, là où le second, que je traduis par « affection », dérive du verbe paschein, qui s’oppose justement à prattein comme le pâtir/subir à l’agir, et évoque le fait de subir, d’être affecté par quelque chose. Par ailleurs, ces deux substantifs en -ma évoquent des instances spécifiques de ce qu’ils désignent, une action (pragma) ou une affection (pathèma) particulière, et non pas le simple fait d’agir (qui serait praxis) ou de subir (qui serait plutôt pathos). Pragma est le mot qui est employé par Platon pour désigner ce à quoi renvoie un nom, ce qui explique que le dialogue où il apparaît le plus fréquemment est le Cratyle (72 occurrences), qui s’intéresse justement à la justesse des noms. (…) Mais dès lors que ces pragmata ne sont pas les mots qui forment notre langage et que ces mots ne sont que des étiquettes que nous mettons sur les eidè/ideai que des affections ressemblantes, débarrassées de considérations de temps et de lieu pour les rendre comparables, suscitent en nous, rien ne nous empêche d’assembler ces étiquettes dans des logoi d’une manière qui ne corresponde pas aux pragmata que ces logoi prétendent décrire, et donc d’arriver à des logoi qui ne disent pas le vrai, c’est-à-dire qui ne disent pas les étants comme c’est.
…Je ne parlerais pas de « hiérarchie ontologique », car des degré d’être, cela ne veut rien dire puisque « être » tout seul, sans attributs, ne veut rien dire, mais de hiérarchie gnoséologique (les segments de la ligne de la République), c’est-à-dire de degrés de connaissance pour chacun, et surtout de hiérarchie d’étance (ousia) mesurée à l’aune du bon (to agathon), c’est-à-dire d’importance plus ou moins grande au regard de notre recherche, au moyen du logos, du bon pour nous, individuellement et collectivement que tel ou tel « étant », connu à tel ou tel niveau de connaissance, peut avoir dans cette quête qui devrait occuper l’essentiel de notre vie. Et, oui, dans cette hiérarchie, appréhender les ideai purement intelligibles a généralement plus de valeur, et permet donc d’accéder à plus d’ousia, si l’on peut dire, qu’en rester à des eidè exclusivement visibles/sensibles, et plus encore si ces ideai sont des ideai de notions purement intelligibles comme « beau » ou « juste » (et bien sûr « bon » qui sert à en mesure la valeur) que si elles sont celles d’étants individuels visibles/sensibles, même si cet étant est Socrate, dont l’idea intelligible, ou au moins une partie d’elle, nous est suggérée par Platon dans ses dialogues…Fondamentalement, à mon avis, Platon n’a pas voulu clarifier les différences entre un supposé sens « existentiel » d’einai (« être ») et son rôle de copule servant à introduire des « étances » (ousiai), comme on l’entend souvent dire, mais au contraire nous mettre en garde contre les pièges de ce supposé sens « existentiel », qui implique toujours un ou des attributs implicites, déductibles du contexte (par exemple dans l’opposition entre einai (« être ») et gignesthai (« devenir »), ou entre einai (« être ») et phainesthai (« paraître »), qui ne conduisent pas au même sens) ou simplement laissés à l’initiative de chaque interlocuteur ou lecteur, ce qui est la porte ouverte à toutes les incompréhensions et à tous les sophismes, comme le montre brillamment la seconde partie du Parménide. Platon n’a que faire de l’ontologie, qui ne peut être qu’un discours creux, et ne s’intéresse, si l’on veut à tout prix des noms savants en -logie, qu’à la logologie (discours sur le logos permettant de comprendre comment fonctionne cet outil) et à l’agathologie (discours sur le bon permettant de comprendre où nous devrions aller ensemble), la tâche fondatrice de la logologie étant déjà assez ardue comme ça puisqu’il faut étudier le logos au moyen du logos, seul outil dont nous disposions pour ce travail, c’est-à-dire apprendre à nager en se jetant tout de suite dans le grand bain ! »
Voilà ce qu’une histoire plus soucieuse d’exactitude et de précision peut nous apprendre grâce à ses approfondissements. Aucune scolastique, toujours née de préjugés ‘idéologiques’, n’y résiste ! Ce qui est un peu gênant ici, du moins je suppose, pour un partisan de la tradition ‘universitaire’, c’est qu’on y voit Platon plus soucieux de s’adapter à une réalité réellement ‘objective’, entièrement indépendante de nous, et que c’est la réussite de cette adaptation qu’il appellerait le ‘Bien’ ! Nous ne sommes pas loin de l’utilitarisme de John Stuart Mill : on ne serait pas plus iconoclaste ! Au fond, n’ai-je pas voulu, quant à moi, m’attacher plutôt à cette histoire de l’histoire, c’est-à-dire aux pseudo-conflits d’idées (ou d’opinions) qui ont réellement opposé les hommes et donné réellement sens à leur recherche passionnée de connaissance pure, bien avant la poursuite de succès ‘techniques’ ? Admettons que c’est une question qui reste ouverte. Quelle réalité totale puis-je connaître, par quels moyens, en vue de quelle éthique, et pour écrire quelle histoire ? Personne, en effet, ne se souvient du ‘vrai’ Platon mais néanmoins nous nous trouvons tous engagés dans une dispute épistémologique (ou plus largement dit : gnoséologique) de ‘haute intensité’ qui va déterminer notre destin suivant la conception, comme je la propose, d’une écologie générale qui nous resitue dans le Tout inclusif d’un monde dont nous sommes habitants, et penseurs, surtout : des acteurs vivants aujourd’hui, libres et responsables.
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Dedans comme Dehors – Raymond Oillet – Edilivre
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